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Les Bienfaits du jeu d’Echecs

Les bienfaits du jeu d’échecs pour les enfants
Il a été montré que les enfants ayant suivi des cours d’échecs augmentent :

  • leur capacité de concentration,
  • leur capacité de mémorisation,
  • leur capacité de résolution de problèmes.

Le jeu d’échecs va développer diverses qualités chez l’enfant :
1) L’attention et la concentration
La capacité d’attention, innée ou acquise, est développée par la pratique du jeu d’échecs, et est indispensable au joueur. L’enfant l’utilise ensuite dans les autres disciplines.
Vigilance et concentration pour observer, analyser les positions. C’est la règle d’or du joueur avant chaque coup. Toute erreur peut lui être fatale et il doit envisager l’ensemble des actions possibles, les siennes comme celles de son adversaire, et aussi peser les conséquences de chacune. Pas de réponse impulsive donc, mais de la réflexion et de la concentration.
Le jeu consiste entre un affrontement de deux camps, composés chacun de seize pièces dont plusieurs obéissent à des règles différentes. Il a comme base un échiquier de 64 cases. Le principe du jeu est de coordonner le mouvement des pièces, en vue d’atteindre le but qui est de mater le Roi adverse. Cette ambition implique la mise en place de positions intermédiaires, où chaque pièce ou pion a un rôle défini. Il s’agit d’un champ de bataille ordonné aux phases sans cesse diverses où chaque élément dépend de l’ensemble. Une erreur ou un oubli, et c’est la perte d’une pièce qui diminue les moyens de combattre et qui affaiblit la position. Le jeu implique donc un effort d’attention soutenu qui exerce l’esprit et le fixe longtemps sur un même mécanisme. De même, le développement du jeu dans une direction et à un moment déterminé, appelle une concentration aiguë sur l’examen de toutes les conséquences proches et lointaines du coup choisi.

2) La structuration spatiale
Mettre en mouvement dans sa tête les pièces selon des lignes horizontales, verticales, et diagonales et apprécier les conséquences de ces mouvements. Cette gymnastique à l’œuvre aux échecs permet à l’enfant de structurer l’espace, d’anticiper des mouvements, de se les représenter.
C’est évident que jouer aux échecs apporte sans conteste une amélioration de la vision de l’espace : l’enfant se repère sur le quadrillage, il repère les cases (c’est la transition sans problème à la dénomination d’abscisse et d’ordonnée). Il utilise les notions de lignes, colonnes et de diagonales sans problème. Il appréhende sans difficulté la représentation des relations spatiales : en jouant, il apprend à placer des pièces par rapport à un diagramme lors de la mise en place d’une position (passage de la 2D à la 3D). On passe également du plan vertical au plan horizontal lors de l’utilisation de l’échiquier mural pour remettre une position sur un échiquier posé sur la table. Une véritable gymnastique cérébrale au niveau de la structuration spatiale.
L’obligation d’attendre entre deux coups que l’adversaire ait joué, comme d’utiliser une pendule pour le temps alloué à la partie, lui permettra d’approcher non seulement la notion d’espace, mais aussi celle du temps.

3) Le jugement et le plan
Pour mener à bien sa tâche, le joueur doit sans cesse apprécier la valeur de sa position par rapport à celle de son adversaire et appliquer les principes stratégiques et tactiques qu’il a appris. Il doit dresser un plan dont il ne pourra s’écarter qu’en fonction des obstacles que lui opposera l’autre camp. Toutes les connaissances théoriques doivent être confrontées aux impératifs de la position.

4) L’Imagination et la prévoyance
Ce sont deux qualités importantes qui consistent en la faculté d’anticiper le développement de la partie et spécialement la position de chaque pièce ou pion en tenant compte des idées, manœuvres et combinaisons de l’adversaire. L’imagination se joint aux réalisations les plus courtes et les plus efficaces pour donner parfois des résultats surprenants où l’esthétique procure d’intenses satisfactions intellectuelles.

5) La mémoire
Le joueur doit garder en mémoire le résultat de ses investigations au cours de la partie, ce qui est un aspect original des phénomènes de mémorisation par rapport à ceux qu’impliquent des disciplines scolaires.
La partie d’échecs est une épreuve de longue durée. Le début de la partie est dominé par la stratégie qui s’exerce en de nombreuses ouvertures et variantes. L’enfant est appelé à mémoriser les principales ouvertures pour gagner du temps de réflexion. De même, plusieurs règles et positions typiques sont nécessaires au traitement des finales, pour réaliser son avantage avec précision.

6) L’esprit de décision et le courage
Le jeu d’échecs apprend à l’enfant l’importance de la réflexion avant la décision (pièce touchée, pièce jouée) et développe ainsi leur sens de la responsabilité.
Une qualité fondamentale du joueur d’échecs. Il doit savoir trancher, et souvent sans que sa réflexion ait clairement abouti en elle-même. La nécessité de jouer les coups dans un délai raisonnable est un élément même de sa réflexion
Au début de chaque partie et à divers stades de celle-ci, l’enfant se trouve devant plusieurs variantes et il doit choisir la plus favorable. Certaines sont plus tranchantes, souvent difficiles à prévoir avec de nombreuses combinaisons, pièges, etc., et peuvent être décisives. D’autres sont plus calmes, sans risques, tandis que les craintifs hésiteront devant l’insécurité.

7) La volonté de vaincre, l’endurance et la maîtrise de soi
La volonté de vaincre ou la peur de perdre la partie donne au joueur une motivation pour stimuler son activité intellectuelle, motivation qu’il ne trouve pas toujours ou qu’il refuse parfois dans d’autres disciplines.
La maitrise de soi, elle permet de coordonner tous les éléments en présence et de prendre ainsi la bonne décision au bon moment.
Ces trois qualités sont requises de l’homme dans toutes ses actions et entreprises. Le jeu d’échecs est un moyen par excellence de les exercer. L’affrontement qu’il offre aux deux adversaires ne permet aucun répit. La victoire, enjeu de la lutte, ne peut s’obtenir que par une volonté constante de se surpasser et d’imposer à l’autre son système de jeu. Comme pour tout exploit sportif, scientifique ou artistique, cette volonté implique une préparation psychologique qui pèse d’un grand poids dans le succès recherché. La nécessité se fait surtout sentir dans les positions inférieures, où le joueur doit user de toutes ses ressources pour sauver la situation apparemment compromise. Quant à la maîtrise de soi, à ne pas confondre avec le calme, elle permet de coordonner tous les éléments en présence et de prendre ainsi la bonne décision au bon moment : attaquer, rester passif ou contre-attaquer après une analyse et une synthèse sûre des moyens, des menaces, des combinaisons et manœuvres qu’offre la position donnée.

8) La logique mathématique et l’esprit d’analyse et de synthèse
L’importance de chacune des pièces se modifie en fonction de la place qu’elle occupe sur l’échiquier. Elles passent souvent de la position statique à la position dynamique. C’est l’effet des lois de la mécanique, du mouvement, de l’équilibre, de la force et de la relativité. Dans l’analyse des positions, il s’agit de choisir, à partir d’une multitude de variantes, les possibilités essentielles et de calculer avec précision les conséquences des coups, en tenant compte de chaque élément sans perdre de vue les ensembles. Après avoir choisi sa variante, l’enfant effectuera un ultime contrôle de sa décision, il arrivera, après ce contrôle, qu’il renonce à la variante qu’il se proposait de jouer, à la faveur d’une autre, mieux étudiée. L’opération de repérage des variantes possibles exerce l’esprit d’analyse, alors que la récapitulation des conclusions fournies par l’analyse et leur contrôle, en vue du coup ou de l’idée stratégique ou tactique, éprouvent l’esprit de synthèse. Généralement, les joueurs d’échecs démontrent des dispositions spéciales pour le raisonnement mathématique et acquièrent un sens géométrique développé.

9) La créativité
L’imagination créatrice se développe considérablement par la pratique du jeu.
Les joueurs d’échecs sont constamment à la recherche de nouvelles variantes, ou d’améliorations d’anciennes variantes d’ouverture. Ils éprouvent une grande satisfaction à contester les appréciations sur certaines positions. Ce besoin d’innovation implique évidemment de solides connaissances théoriques. L’enfant s’en rend compte rapidement et la joie que lui procurent ses propres découvertes l’encourage à l’analyse des parties de joueurs chevronnés.

10) L’intelligence
Le jeu d’échecs heureusement, n’est pas un simple test d’intelligence.
C’est une qualité innée, mais qui peut aussi se développer. Les élèves manifestent des réflexes et un sens de la position qui leur permettent de discerner rapidement les bons des mauvais coups. Par l’étude systématique des échecs, les élèves qui ont le désir de progresser se rendent compte que pour devenir un bon joueur, 10% de talent suffisent, le reste étant le résultat d’un travail qui leur donne une intense satisfaction et la confiance en leurs possibilités intellectuelles.

11) L’organisation méthodique de l’étude et le goût pour les langues étrangères
L’élève apprend par la pratique du jeu d’échecs qu’il est vain d’entreprendre sans organisation, méthode, rigueur et persévérance.
Les possibilités qu’offre le jeu sont innombrables et paraissent défier toute analyse, et c’est ce qui en fait l’attrait. L’élève se voit ainsi rapidement contraint à faire des choix, à sérier des ouvertures favorites et à trouver une méthode de travail. Cet effort portera ses fruits dans toutes ses autres activités. La recherche le conduira à des ouvrages et revues dont la plupart sont éditées en langue étrangère, mais restent d’un accès facile en raison du fait que la notation des coups est la même partout. Et si l’élève consacre une partie de ses loisirs au développement de ses connaissances échiquéennes, il sera amené à participer à des tournois qui groupent des joueurs de tous pays. Ces contacts améliorent ses connaissances linguistiques et scelleront de solides amitiés par-delà les frontières


Les bienfaits du jeu d’échecs chez les seniors

Le jeu d’échecs constitue un excellent moyen pour entretenir sa vivacité d’esprit
En effet, lors d’un jeu d’échecs, plusieurs paramètres sont à considérer, le joueur est amené à cultiver bon nombre de qualités telles que la patience, la mémorisation, la logique, la concentration et la sérénité.
Les échecs cultivent également la joie de vivre chez les seniors, cette excellente occupation permet de vaincre la dictature de l’ennui et de la morosité. Le jeu remet également à jour le goût de la compétition chez les seniors et augmente par là même l’estime de soi.

Même si vous êtes novice en jeu d’échecs, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre. Augmentez votre cercle d’amis en vous inscrivant dans un club d’échecs. Entretenez votre cerveau et votre mémoire en jouant aux échecs.

Ce jeu a donc une action positive sur les principales fonctions du cerveau, en même temps qu’il permet à la personne âgée de garder un lien social et de satisfaire son plaisir du jeu…
C’est le jeu par excellence qui peut être utilisé comme atelier‐mémoire pour prévenir la maladie d’Alzheimer.

Ce jeu améliore notablement les capacités à se repérer dans l’espace, ce qui est très utile, il permet des exercices d’itinéraires sur l’échiquier avec des repères spatiaux concrets (haut, bas, droite, gauche, avant, après…) ces exercices proposés sont particulièrement utiles aux personnes âgées qui sont en difficulté dans la gestion de l’espace. Ils sont donc une prévention à la désorientation, souvent présente quand on vieillit.
L’utilisation d’une pendule peut aussi permettre le repérage dans le temps.

De plus, ce jeu permet des exercices de structuration de la mémoire, des exercices qui permettent de développer l’aptitude à construire à partir d’éléments distincts, en les organisant, en les agençant et en les regroupant.
Plus simplement, ce jeu permet aussi des exercices réguliers de calcul mental, chaque pièce correspondant à un nombre de points (le pion vaut un point, le Cavalier et le Fou 3 points, la Tour 5 points et la Dame 9 points), ce qui peut permettre des exercices simples de calcul pour les personnes âgées.

Ce jeu permet de faire intervenir le bon sens, la cohérence pour dégager l’enchaînement de certains faits ou événements ; c’est ce que les acteurs de santé, spécialistes de la maladie d’Alzheimer, appellent les exercices dits « de raisonnement ».

La combativité constitue aussi un aspect fondamental de la pratique. Le jeu d’échecs peut donc permettre de retrouver l’élan vital qui manque à certaines personnes âgées, d’autant plus si elles vivent en institution
Les échecs améliorent la vivacité et l’ouverture d’esprit, ils permettent un rapprochement et une sortie de l’isolement de la personne âgée, isolement qui, nous l’avons vu plus haut, était l’un des ennemis de la mémoire.

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